Jean-Marc Daniel

◉  Diplômé de l’École Polytechnique et de l’ENSAE alterne entre des fonctions dans l’administration active (INSEE, Budget, Sécurité sociale, Ministère des Affaires Etrangères, cabinets ministériels) et des fonctions d’économiste et d’enseignant. Il est responsable de l’enseignement d’économie aux élèves – ingénieurs du Corps des mines. Il est également chroniqueur au Monde et à BFM Business. Il est membre du conseil d’administration de la Société d’Economie Politique.

Nous voici entraînés dans une petite incursion dans le champ de l’économie autour de Jean-Marc Daniel, Professeur associé à l’ESCP Europe. Nous sommes à l’Odéon, ce lieu où tant de débats se sont tenus en mai 1968. « Les ordonnances de 1967, cela vous dit quelque chose ? » demande le Pr Daniel. « Déjà à l’époque on disait que les dépenses de santé étaient excessives ». Et depuis 50 ans, l’État tente d’y remédier. « On a créé l’ONDAM, qui relève d’une logique absurde où une autorité politique décide du droit des patients à être malades ».
Après avoir exploré le mythe du Dr Knock, Jean-Marc Daniel nous interroge. « Que demande le patient ? Il ne demande pas de réduire les charges sociales. Il demande que le système lui garantisse que ce qu’il paye est conforme à ce qu’il reçoit ». La solution pour le Pr Daniel : « le plus simple c’est de mettre les systèmes en concurrence ». En d’autres termes de regarder ce qui se fait de l’autre côté de l’Atlantique. Pour le spécialiste, c’est inéluctable. Nous pouvons accompagner ce mouvement vers une mise en concurrence ou le refuser comme les luddites, ces ouvriers du début du XIXème siècle qui cassaient leurs machines, car ils les accusaient de tuer l’emploi. Pour lui si nous agissons en luddites, nous serons les grands perdants…

Que demande le patient ? Il ne demande pas de réduire les charges sociales. Il demande que le système lui garantisse que ce qu’il paye est conforme à ce qu’il reçoit.