Édition spéciale COVID-19

«Sans arrogance mais avec l’humilité un panel de personnalités très expérimentées, nous diront ce que la science sait et ce qu’elle ne sait pas».

Agnès Renard – Présidente de l’association.

Au lendemain de nouvelles restrictions annoncées par le Gouvernement pour endiguer la progression de l’épidémie, 12 personnalités parmi les plus expérimentées du monde des sciences, parmi les plus grands virologues, médecins sur le front de la lutte contre la maladie, épidémiologistes, sociologues et philosophes ont dit où en était la science et la médecine sur ce virus dont on ignorait même le nom et l’existence, il y a neuf mois.

Ces scientifiques dont le président du Comité Scientifique Jean-François Delfraissy, ont expliqué comment s’étaient articulés – parfois difficilement –  les liens entre la science et la politique depuis mars 2020.

Sans prévisions hasardeuses, sans affirmations péremptoires, sans polémiques alarmistes qui entretiennent l’anxiété et l’angoisse de nos concitoyens. Avec une volonté : donner du temps à la science et remettre la connaissance au cœur du débat, sans arrogante et avec humilité. Chaque intervenant a pris la parole, à titre bénévole, dans un temps de parole de 7 minutes.

Qui pouvez-vous écouter ?

  • Pascale Cossart, microbiologiste (Institut Pasteur, Académie des sciences)
  • Bruno Lina, virologue (Université Lyon 1)
  • Jean-Laurent Casanova, pédiatre et immunologiste (Institut Imagine)
  • Alain Fischer Pédiatre et spécialiste des déficits immunitaires (Institut de France)
  • Marie-Paule Kieny, virologue, spécialiste de santé publique (Inserm)
  • Xavier de Lamballerie, virologue, spécialiste des virus émergents (Inserm)
  • Yazdan Yazdanpanah, infectiologue (hôpital Bichat)
  • Karine Lacombe, infectiologue (Hôpital Saint-Antoine)
  • Arnaud Fontanet, épidémiologiste (Institut Pasteur)
  • Laura Spinney, journaliste scientifique (Paris et Londres)
  • Jean François Delfraissy, immunologiste, président du Conseil scientifique Covid-19
  • Roger Pol-Droit, philosophe et écrivain (Paris).

« Covid-19: remettons de l’humilité dans le débat ».

Découvrez notre tribune paru le mardi 13 octobre 2020 dans le journal « Libération ».

Retour sur vos questions

Nous avons reçu plusieurs centaines de questions, aussi intéressantes les unes que les autres. Heureusement, la plupart des réponses sont fournies à travers les interventions de l’édition spécial-Covid.

Les questions répondues en direct :

  • Qu’est-ce que le virus ? Y a-t-il des mutations ?
  • Y a-t-il un terrain génétique favorable ?
  • Quel est le taux de la population atteint par la pandémie ?
  • Y a-t-il eu des pandémies analogues précédemment ?
  • Les vaccins sont-ils efficaces ? Y a-t-il espoir de les voir bientôt arriver ?
  • Qu’en est-il des défenses immunitaires ? Quelle est la durée d’immunité ?
  • Y a-t-il des possibilités de réinfection ?
  • Qu’en est-il de la contagion ? De la transmission de l’animal à l’homme ?
  • Pourquoi les sujets âgés sont-ils à risque ?
  • Pourquoi les clusters sont-ils des réservoirs de virus ?
  • Quels sont les principaux symptômes de la maladie ?
  • Pourquoi les enfants sont-ils relativement résistants ?
  • Y a-t-il des modèles d’évolution de la maladie ?
  • Pourquoi meurt-on de la maladie ?
  • Quel est le taux de mortalité ?
  • Faut-il se vacciner contre la grippe ?
  • Faut-il vivre avec le virus ?
  • La souffrance des soignants ?
  • Pourquoi le port du masque ?
  • Pourquoi le fait d’avoir des troubles de l’équilibre, une sclérose en plaques est-il un facteur défavorisant ? Quel est le taux de mortalité pour les autres maladies pendant cette période
  • En quoi la recherche est-elle légitime ?

    Celles qui sont difficiles de répondre aujourd’hui :

    • Quel est le traitement administré au président Donald Trump ? Même si nous le savions, le secret médical nous obligerait à le taire.
    • Quel est le rôle des carences vitaminiques et autres oligo-éléments ? Dans nos contrées, il n’y a pas d’arguments scientifiques pour penser que ces carences jouent un rôle (car il n’y a pas de carence de ce type dans les pays dits « développés »). Tel n’est probablement pas le cas au Rwanda.
    • Est-ce que les orateurs ont déclaré des conflits d’intérêts ? Cette question a été sérieusement traitée.
    • Y a-t-il des partenariats internationaux pour la recherche sur le sujet ? La réponse est oui, ce qui permet de faire avancer plus rapidement la « bonne science ».
    • Quelle est la conduite à tenir par rapport aux emballages alimentaires ? Sur les jouets en plastique ? Le bon sens invite à se laver les mains.