Peut-on encore espérer une immunité collective ?

Arnaud Fontanet, épidémiologiste (Institut Pasteur)

L’histoire du porte-avion Charles de Gaulle illustre parfaitement la notion d’immunité collective, c’est à dire le pourcentage d’infection nécessaire pour que la propagation du virus SARS Cov2 s’arrête. Pour le navire, ce fut 68%, 68% des marins ont été infectés par le virus. Dans une population moins homogène, un quartier comme à Bombay ou au Cap, une ville comme Manaus, ce taux où le virus arrêterait de circuler de façon épidémique serait de 50%. En France, on est à 5%, 10% à Paris, 3% en Bretagne la région la moins exposée. On en est loin.
Comme atteindre ce chiffre de 50% ? Si on laisse le virus circuler et les gens s’infecter, on arriverait à plus de 200 000 morts pour arriver à cette immunité de groupe. C’est inacceptable.
La seule voie sûre, c’est le vaccin, c’est le bon outil. On peut choisir qui on immunise. On aura peut-être un vaccin en production, au deuxième semestre 2021.

Catégorie

Santé

INTERVENANTS

Arnaud FONTANET

THÉMES

nté

ANNÉE

2020